Les vaccins de l’enfant

Il y a des visites chez le médecin dont les mamans se passeraient bien. La visite pour un vaccin fait partie des mauvais moments à passer.

Vacciner son enfant n’est pas un acte anodin : on le protège de certaines maladies, en les provoquant de manière très bénigne. On injecte une quantité infime du virus, afin que l’enfant fabrique des anticorps.

Si la maladie se représente, l’enfant sera capable de produire des anticorps, pour détruire les microbes en question.

J-3 : On angoisse à l’idée de prendre son téléphone pour faire vacciner bébé. C’est pour son bien. Certains vaccins sont obligatoires, donc tous les enfants sont à la même enseigne.

J-1 : Quand l’enfant est en âge de comprendre, on lui explique que la prochaine visite chez le médecin, ce n’est pas parce qu’il est malade, mais pour un vaccin. « C’est quoi un vaccin ? J’aime pas les piqûres, moi. » Il est important de prendre rendez-vous chez le médecin, quand l’enfant n’est pas malade.

H-1 : Pose du patch anesthésiant. Au début, très sceptique, je suis plutôt convaincue des bienfaits du patch anesthésiant, à condition de le poser au bon endroit. Il est vrai que, deux fois, je me suis trompée en le posant sur le côté de la cuisse. Il faut le poser sur le devant de la cuisse, sur le muscle. Je conseille aussi de prendre un antalgique, une demie-heure avant (type Doliprane). Certains vaccins sont assez douloureux.

vaccination-nourrisson

Au moment crucial, il est important de ne pas communiquer son stress à l’enfant. Il faut lui expliquer et attirer son attention pour que le médecin puisse agir rapidement. N’hésite pas à tenir les mains de votre enfant.

Ceci peut le rassurer et surtout il ne peut se débattre, en cas de douleur. Demandez au médecin de noter les vaccins effectués et d’inscrire les dates de rappel sur le carnet de santé, car le vaccin est efficace si et seulement si les rappels sont effectués dans les délais.

Mon fils a fait une prise de sang à ses deux ans, pour détecter une allergie au lait. Nous sommes partis à l’hôpital pédiatrique pour la faire. L’infirmière de mon laboratoire de proximité n’était pas favorable pour lui faire sa prise de sang. Le patch anesthésiant a fait un réel effet. Autour de l’aiguille, il avait des ailes. L’infirmière a dit à mon fils, que l’abeille allait le piquer.

Il a ri, au moment de la piqûre. Moi, blême, je n’ai pas trop compris sa réaction comique. Alexandre a même voulu retirer l’aiguille lui-même. J’ai juste eu le temps de lui attraper les mains, avant qu’il ne touche l’aiguille. Un réel succès.

H+1 : Pensez à vérifier si l’enfant n’a pas de fièvre, suite au vaccin. Si c’est le cas, il suffit de donner du doliprane toutes les quatre heures, avec la pipette dose / poids, jusqu’au retour à la normale.

Certains enfants présentent des rougeurs ou petits gonflements à l’endroit de la piqûre.

Autrement, mon fils a toujours droit à un bonbon, une sucette, un livre… pour le récompenser de son courage.

Calendrier des vaccinations issu de Service-public.fr

Naissance

BCG : uniquement pour les enfants exposés à un risque élevé (résidant en Île de France ou en Guyane, antécédents familiaux, nés ou issus de parents originaire d’un pays très touché par la tuberculose, vivant dans un habitat précaire, …).

Chez les enfants à risque, la vaccination peut être pratiquée jusqu’à l’âge de 15 ans, avec un test par intradermoréaction préalable à la vaccination à partir de l’âge de 3 mois.

Hépatite B : 1ère dose de vaccin dans les 24 heures pour les enfants nés de mère porteuse de l’antigène HBs, associée à l’administration d’immunoglobulines. (Dans ce cas, 2ème et 3ème doses à 1 et à 6 mois, puis contrôle sérologique entre 7 et 12 mois).

Deux mois

Diphtérie, tétanos, poliomyélite , coqueluche, Haemophilus influenzae b : 1ère injection.

Hépatite B : 1ère injection.

Pneumococcique (Pn7) : 1ère injection.

Trois mois

Diphtérie, tétanos, poliomyélite , coqueluche, Haemophilus influenzae b : 2ème injection.

Pneumococcique (Pn7) : injection supplémentaire, uniquement pour les enfants présentant une pathologie les exposant à un risque élevé d’infection (prématurité, drépanocytose, infection à VIH, déficits immunitaires, cardiopathie congénitale, …).

Quatre mois

Diphtérie, tétanos, poliomyélite , coqueluche, Haemophilus influenzae b : 3ème injection.

Hépatite B : 2ème injection.

Pneumococcique (Pn7) : 2ème injection. (3ème injection pour les enfants exposés à un risque élevé d’infection).

Neuf mois

Rougeole, oreillons, rubéole (ROR) : 1ère dose, uniquement pour les nourrissons accueillis en collectivité. (Dans ce cas, la 2ème dose est recommandée entre 12 et 15 mois).

Douze mois

Rougeole, oreillons, rubéole (ROR) : 1ère dose. (La 2éme dose au moins 1 mois après la 1ère et si possible avant l’âge de 24 mois).

Pneumococcique (Pn7) : 3ème injection. (4ème injection pour les enfants exposés à un risque élevé d’infection).
Entre 12 et 15 mois

Rougeole, oreillons, rubéole : 2ème dose pour les nourrissons ayant reçu une 1ère dose à 9 mois.

Entre 13 et 24 mois

Rougeole, oreillons, rubéole (ROR) : 2ème dose.

Entre 16 et 18 mois

Diphtérie, tétanos, poliomyélite , coqueluche, Haemophilus influenzae b : 4ème injection (qui correspond au 1er rappel).

Hépatite B : 3ème injection.

Six ans

Diphtérie, tétanos, poliomyélite : rappel.

Publié le Dimanche 23 janvier 2011 dans : Infos santé

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